Ce n’est plus un métier journaliste ?

 

Du grand journalisme d’investigation sur France 2 jeudi dernier.

Le Tintin de la 2, caméra cachée en bandoulière, est allé jusqu’en Chine pour conclure ce que tout le monde sait déjà : les chinois sont moins chers que les français.

Et dans tous les domaines. Prothèse dentaire incluse.

Après, qu’un tiers des prothèses dentaires posées en France viennent de Chine, cela n’engage que lui.

Ses sources ? On dit que…

Que cela existe personne ne le niera mais n’aurait-il pas été plus honnête d’enquêter sur le pourquoi ?
Trop fatigant sans doute.

Pas un mot sur le coût des plateaux techniques ni sur l’explosion non compensée des charges et des contraintes nouvelles dans les cabinets dentaires hexagonaux (pcr, élimination des déchets, séparateurs d’amalgame, contrôles divers annuels obligatoires, mises aux normes handicapés pour les créations…).

Pas un mot sur les tarifs de soins les plus bas d’Europe non revalorisés depuis des lustres, sur la raréfaction du personnel pourtant indispensable (1 assistante pour 3 chirurgiens-dentistes ici, jusqu’à 2 par praticien dans d’autres pays de niveau comparable)

Pas un mot sur la double prise en charge de la cmu par les chirurgiens-dentistes (par leurs impôts comme tous les citoyens et ensuite par les tarifs anormalement bas imposés dans leur activité), etc …

Il est vrai que cela aurait été moins racoleur et moins démago, l’inverse de ce qu’affectionnent les journalistes-redresseurs de torts de notre très chère télé publique, pourtant si prompts à se mettre en grève dès que l’on essaie de remettre en cause leurs privilèges et leur mode de fonctionnement archaïque.

Et pourtant la grande majorité des cabinets dentaires fonctionne en harmonie avec des laboratoires de prothèse de proximité, comment pourrait-il en être autrement?

Certes il se trouvera toujours des individus pour rogner sur tout : la qualité de leurs fournitures, la sécurité, l’hygiène, la compétence de leurs collaborateurs, mais ces « professionnels » n’ont-ils pas les patients qui les méritent, ceux qui cherchent avant tout et uniquement « le prix » ?

Et là c’est au Conseil de l’Ordre de faire le ménage, pas à un pseudo Zorro assisté en sous-main par un syndicat de prothésistes envieux ce qui rend la démarche pour le moins suspecte et ne fait qu’entretenir la confusion dans l’esprit des patients.

Mais peut-être est-ce le but recherché… en attendant la prochaine étape ?



 


2 commentaires pour : “Ce n’est plus un métier journaliste ?”

  1. […] et son contraire, relayé par des journalistes dont on se demande s’ils sont complices ou bêtement fainéants au point de recopier à l’envi les mêmes dépêches d’agence sans se poser la moindre […]

  2. […] Il arrive parfois qu’un journaliste essaie de comprendre ce qu’il rapporte et ne se satisfasse pas d’être uniquement « la voix de son maître ». […]

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