Été caniculaire = chaude rentrée ?

 

 
 
Beaucoup d’actualité dans la profession ces derniers mois et pourtant peu de publication ici, la faute à un sentiment de lassitude et de dégoût.

Dégoût face à la politique de santé version Marisol Touraine.

Démagogie et sectarisme comme seule boussole, mépris et autoritarisme vis à vis des professionnels de santé, cela avec le succès que l’on connait : la régression de notre système de santé dans tous les classements internationaux.
Les électeurs fort heureusement lui ont manifesté leur amour lors des législatives mais le mal est fait, les français en paieront les conséquences même s’ils ne le réalisent pas encore.

Dégoût encore
de voir que la nouvelle politique « version mains propres » recase et continue à entretenir grassement des gens unanimement détestés qui ont fait tant de mal au pays en si peu de temps.

Grande lassitude aussi devant la lente et inexorable dégradation de la profession de chirurgien-dentiste, avec l’arrivée imminente des praticiens à diplômes pochette surprise, chair à canon providentielle pour les usines à dents, pardon « centres de santé dentaires » qui fleurissent comme la vérole avec la bénédiction tacite des autorités.
A croire que le scandale Dentexia n’a jamais existé.

Lassitude encore devant le manque d’ambition pour la santé bucco-dentaire que l’on pressent chez les nouveaux décideurs.
On peut sans jouer les Cassandre pronostiquer que la démagogie et le court-termisme prévaudront sur de vrais moyens pour entrer dans la dentisterie du XXIème siècle.

Le tout sur le dos des professionnels, éternels boucs émissaires des politiques désastreuses d’apparatchiks déconnectés à qui on ne demande jamais de comptes, et au détriment de patients désinformés qui paient toujours plus pour avoir moins.

A ce propos il faudra bien qu’un jour la lumière soit faite sur les conflits d’intérêts, pour ne pas dire la collusion, entre politiques et mutuelles.
Il arrive un moment où cela commence à se voir.
Et l’on comprend mieux à la lumière d’aujourd’hui certains empressements…

Peut être que ce serait aussi aux français de s’informer et de dire s’ils veulent être soignés en 2017 comme en 1970 et d’en tirer les conséquences.
Faudrait il encore vouloir sortir du schéma « lutte des classes » si cher à certains et réfléchir avec son cerveau plutôt que devant télé Venezuela.

L’arbitraire « règlement arbitral » ayant été repoussé d’un an, reprise des « négociations conventionnelles » (dont il reste au moins le nom) avec les chirurgiens-dentistes en septembre.
En espérant sans trop d’illusions que l’héritière de Marisol Touraine soit de meilleure compagnie.

Bonnes vacances quand même et gaffe aux mst estivales, sortez couverts ! 😉

 
 

 


2 commentaires pour : “Été caniculaire = chaude rentrée ?”

  1. OliviaNo Gravatar dit :

    Bonjour,

    Je suis tombée par hasard sur votre article et je souhaiterais, si vous le permettez, donner mon point de vue de patiente sur cette question dont mon dentiste (que j’apprécie) me rebat les oreilles à chaque rendez-vous.

    Je suis d’accord avec vous sur le fait que les tarifs des soins dentaires fixés par la sécurité sociale sont très bas et je comprends qu’il soit désagréable de réaliser certains soins à perte quand on a beaucoup de charges liés au fonctionnement de son cabinet dentaire.

    Je me permets néanmoins de vous faire remarquer que dans la plupart des entreprises commerciales, il y a également une part d’activité qui est réalisée à perte. Les entreprises ne s’en plaignent pas. Ce qu’il faut apprécier, c’est le résultat au niveau global. De ce point de vue, je ne pense pas que les chirurgiens-dentistes travaillent à perte.

    Par ailleurs, il faut reconnaître qu’il y a, dans votre profession, un certains nombres de brebis galeuses. Ce n’est pas la majorité, fort heureusement, mais vous n’ignorez pas que cela existe. Etant âgée de plus de 50 ans et ayant beaucoup déménagé, j’ai eu affaire à de nombreux dentistes et j’évaluerais à environ 30 % le nombre de dentistes malhonnêtes que j’ai croisés et je ne pense pas que cette « malhonnêteté » était due au tarifs fixés par la sécurité sociale…

    Le problème est que ce pourcentage de 30 % de brebis galeuses n’est pas ou peu sanctionné car, par devoir de confraternité, les confrères honnêtes ne dénoncent pas ou ne disent rien aux patients qu’ils récupèrent avec des soins manifestement mal réalisés ou excessifs.

    Cette situation perdure depuis des années et existait déjà dans les années 80, quand les tarifs fixés par la sécurité sociale étaient corrects.

    Je pense que les mesures prises par le gouvernement visent surtout à sanctionner un certains nombres de dérives qui ne sont jamais ou très peu contrôlées ou sanctionnées par le Conseil de l’ordre. En témoignent le rapport de la Cour des Comptes sur le Conseil de l’ordre ou l’embauche récente de nombreux contrôleurs dentaires par la CPAM.

    Je pense qu’avant de demander une revalorisation (justifiée je le reconnais) des tarifs des soins dentaires, il faudrait commencer par dénoncer et sanctionner les confrères malhonnêtes qui abusent du système. Cela vous permettra de rétablir la confiance des pouvoirs publics et des patients que vous êtes, malheureusement, en train de perdre.

    Il n’y a plus d’argent dans les caisses de la sécurité sociale, nous le savons tous.

    Néanmoins, si on diminue drastiquement le nombre de fraudes et d’abus réalisés par ces « brebis galeuses » (au besoin en les dénonçant), ne pensez-vous pas que les sommes récupérées pourront servir à revaloriser les tarifs des soins dentaires pour les dentistes honnêtes !

    Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ce commentaire.

    Bien cordialement.

    • DrG.No Gravatar dit :

      Bonjour, merci de votre commentaire, quelques brèves réponses.
      – je ne connais pas d’entreprises commerciales qui effectuent 70% de leur activité à perte.
      – des brebis galeuses il y en a dans toutes les professions, on les tolère mieux quand on a rien à payer, voir les centres « low cost » qui pullulent, les scandales sont encore à venir.
      – ce n’est pas aux praticiens de dénoncer les dérives, il y a des instances professionnelles et des tribunaux pour cela.
      – les « contrôleurs dentaires » de la cpam sont uniquement là pour récupérer de l’argent sur les erreurs administratives, ils ne contrôlent ni ne sanctionnent la qualité des soins.
      Qualité que les dentistes qui aiment leur métier et leurs patients s’évertuent à maintenir en travaillant à perte 70% de leur temps, on y revient. Cela ne durera pas je le crains.
      – 1/3 des dentistes inscrits à l’Ordre cette année ont un diplôme obtenu hors France, une majorité n’a jamais effectué un seul acte sur un patient durant ses études. On reparlera de la qualité des soins dans 10 ans…
      – le gouvernement a un seul but : sortir le moins d’argent possible pour le dentaire et refiler le bébé aux mutuelles qui, comme on le sait, sont, elles, des entreprises philanthropiques. Si aujourd’hui « le dentiste, c’est cher » comme on nous le serine à longueur de temps, regardez dans les pays à niveau de vie comparable vous serez surprise. La différence c’est que les français sont rackettés par l’état glouton au niveau de leur fiche de paie et deuxième effet kiss cool par des mutuelles particulièrement cajolées ces dernières années, demandez-vous au profit de qui ?
      Une piste, la loi Le Roux par exemple et les actions de Mme Touraine pour la « santé »…
      Bonne réflexion.

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