La maison brûle, les pompiers se disputent l’échelle…

 

On avait cru remarquer ces dernières années que les syndicats sensés défendre les chirurgiens-dentistes n’étaient pas au top de leurs possibilités et cela sans prendre partie pour une quelconque chapelle.

La désastreuse convention de 2006 dont tout un chacun mesure quotidiennement les effets, vendue (la convention) comme une grande victoire n’a apparemment pas servi de leçon.

C’est donc en ordre dispersé pour ne pas dire en désordre que les représentants de la profession se sont rendu (ou pas d’ailleurs, pour l’ujcd) aux dernières pseudo-négociations conventionnelles.
Inutile de reparler du pitoyable avenant signé mais après avoir entendu pendant de longs mois les objectifs (revalorisation drastique des soins sinon rien) on pleure.
Mais ça à la limite on est habitué.

Ce qui est franchement lassant en revanche est l’habituelle guéguerre qui précède et suit chaque négociation sur qui a fait quoi ou dit quoi ou parlé avec qui…

Mais on s’en fout !!!
Quand on meurt de soif dans le désert on ne regarde pas l’étiquette de la bouteille tendue.

Les conditions d’exercice ne cessent de se dégrader, les contraintes réglementaires et administratives se multiplient, désinformation et calomnie sont quotidiennement colportées par des journalistes manipulés et incapables d’analyse, nous mettons en œuvre des techniques sophistiquées pour des honoraires tiers-mondistes et pendant ce temps les syndicats se chamaillent à grands coups de coûteux routages papier.

Il faudrait cesser de se tromper d’ennemi et arrêter de faire des cadeaux à l’adversaire uniquement pour se démarquer ou contrer le syndicat concurrent.

On pouvait à la rigueur le supporter quand tout allait bien, mais aujourd’hui ???

Les dernières élections à la carcdsf ont pourtant montré un net repli des votes pour la cnsd et une forte poussée de la fsdl.

Ce signe plus que négatif devrait faire prendre conscience au syndicat majoritaire que la grogne monte et qu’il ne pourra plus longtemps faire comme si tout allait bien ou si les autres n’existaient pas.

Sans être devin il y a fort à parier qu’une recomposition du paysage syndical se profile et que la domination sans partage de la cnsd sera remise en question à terme.

Une mise en synergie des forces en présence dans l’intérêt de la profession, dans le respect des convictions de chacun, serait plus profitable à tous que les déchirements inévitables qui se produisent lors d’une fin de règne.

À moins qu’il n’y ait d’autres enjeux moins avouables que la défense des adhérents qui échappent au praticien lambda ?

 


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