ASM 2009 des chirurgiens-dentistes non salariés

L’urssaf vient d’adresser aux chirurgiens dentistes non salariés la notification annuelle de leur cotisation personnelle d’assurance-maladie (ASM) due au titre de 2009.

On se rappelera que, suite à l’action de la fsdl, le Conseil d’Etat avait jugé illégale la cotisation rétro-active de 2006 ce qui avait forcé l’urssaf a rembourser au moins ceux qui en ont fait la demande, sujet maintes fois évoqué ici.

IDS 2009 / COLOGNE 24-28 MARS 2009 PAR LE Dr MARC APAP (4ème et dernière partie)

  • Fausses bonnes idées

Tout salon qui se respecte doit obligatoirement présenter quelques inventions stupides ou farfelues. Ne nous précipitons-nous pas, chaque année à la Foire de Paris, sur les stands du concours Lépine ? Ici, les choses sont moins officielles et un peu plus disséminées : les fabricants en cause ne se doutent pas qu’ils nous proposent des absurdités.

Commençons par cette couverture en silicone transparent, d’un millimètre d’épaisseur ou peut-être moins, présentée par Man & Machine, le spécialiste des solutions hygiéniques pour claviers d’ordinateur. Elle se pose sur le clavier pour éviter aux poussières de s’y incruster. On peut la laver, et même la stériliser en autoclave. Mais qui va faire ça, et combien en faut-il pour en avoir une propre après chaque patient ?

Autre truc peut-être astucieux, mais qui laisse perplexe : le Mirrovac inventé par un Suédois.

Cette canule, qui se branche sur le tuyau d’aspiration chirurgicale, se termine par un miroir. Elle permet de travailler en vision indirect tout en évacuant l’eau du spray. L’orifice de la canule se situant en plein milieu du miroir, on se demande comment on peut viser la dent que l’on fraise ou détartre. Sans compter l’inconfort de tenir la canule à pleine main, avec tout le poids du gros tuyau dans l’avant-bras. Les Mirrovac, vendus par lots de deux ou cinq, coûtent 100 € l’unité ! Si vous voulez un système vraiment efficace, achetez plutôt les Mirror Suction du coréen Seil Global chez Henry Schein ou Megadental.

IDS COLOGNE 2009 / 24-28 MARS 2009 PAR LE Dr MARC APAP (3ème partie)

  • Aides optiques

De plus en plus de praticiens travaillent avec des loupes, ce qui explique le nombre croissant de stands consacrés à ce matériel. Les américains proposent tous des systèmes TTL (Through The Lens), petites montures dont les optiques sont directement fixées à travers les verres. Ces modèles nécessitent des réglages parfaits, une fabrication sur mesure en usine et un retour en atelier en cas de changement de correction visuelle. Les modèles Flip-up sont moins confortables et plus lourds, mais s’adaptent plus facilement. En théorie, on peut relever les loupes pour y voir normalement si nécessaire. En pratique, ils se dérèglent assez facilement et les optiques, souvent mal orientées, obligent à beaucoup trop baisser la tête pour s’en servir. Dans les deux cas, ces dispositifs doivent être associés à des verres correcteurs si l’on n’a pas une vue parfaite. C’est incontestablement l’allemand Zeiss qui propose les équipements les plus chics et les plus élaborés. Les modèles Eye Mag Smart et Pro sont extrêmement séduisants et bien conçus.

Reste que le port de loupes sans arrêt sur le nez est loin d’être une panacée. Personnellement, c’est quelque chose que je ne supporte pas et qui me met très mal à l’aise.

IDS 2009 / IDS / COLOGNE 24-28 MARS 2009 PAR LE Dr MARC APAP (2ème partie)

  • Matériaux à empreintes et accessoires

La renommée de l’Expasyl a dépassé depuis longtemps les frontières de l’hexagone. Acteon en propose désormais une version parfumée à la fraise, des carpules de plus grande capacité et des canules légèrement pré-courbées. Pas de quoi fouetter un chat tout de même.

Astucieux a priori, le PULLover chez Hahnenkratt : une mini-chaussette que l’on enfile sur le moignon puis que l’on retourne sur la gencive. La capacité d’absorption des fluides sanguins et buccaux de ce matériau tissé élastique serait exceptionnelle.

IDS 2009 / IDS / COLOGNE 24-28 MARS 2009 PAR LE Dr MARC APAP (1ère partie)


Du neuf avec du vieux

Marc APAP

L’IDS cette année fut beaucoup moins spectaculaire que par le passé. De l’imagerie un peu partout et pas vraiment de nouveautés décisives : les fabricants soignent leur look, mais évitent de prendre trop de risques.

C‘est la quatrième fois que je visite l‘IDS, immense exposition internationale de matériels et produits dentaires, qui a lieu tous les deux ans à Cologne. En vérité, j’y ai déjà participé en tant que démonstrateur sur un stand, il y a 20 ans. Mais c’était à Stuttgart, pour le lancement de l’Excalibur, contre-angle endodontique mis au point avec mon ami Cédric Thorin et la société autrichienne W&H.

Envoyé spécial pour l’Indépendentaire de 2003 à 2007, je suis venu cette fois-ci en touriste et pour mon propre compte. Pas de rendez-vous avec les industriels, pas de conférence de presse. Aucune obligation de scruter le moindre stand à la recherche de la moindre nouveauté, liberté totale d’expression puisque je ne suis tenu de dire du bien de personne, ni de parler de ce qui ne m’intéresse pas forcément : une visite « just for fun » et un régal pour le mental !

Ne vous attendez donc pas à me voir vous décrire les derniers modèles de cone-beam, pano 3D, prothèse par CFAO, lasers, lampes de blanchiment, piezosurgery ou implants : ça n’est pas mon rayon, ni ma tasse de thé. Alors si vous ne voulez pas me suivre, aucun problème : rendez-vous à la sortie, au bar devant une bonne bière !

  • Composites et colles

Le marché des composites n’est pas vraiment excitant en ce moment. Le Filtek Silorane (3M ESPE) à faible taux de rétraction n’est pas une réussite commerciale. Heraeus Kulzer propose depuis quelques semaines un Venus Diamond, dont la matrice organique légèrement modifiée offrirait elle aussi un retrait de polymérisation diminué. J’ai pu essayer ce matériau en cabinet. Il est extrêmement ferme et un peu difficile à extraire des grosses seringues à vis. Mais une fois en place, c’est un régal à modeler. Ne collant pas à la spatule, il se façonne précisément, avec d’emblée, un fini de surface étonnant. Les quelques teintes à ma disposition m’ont permis de constater son excellent mimétisme. Pour les dents postérieures, la version en capsules pour pistolet devrait toutefois être beaucoup plus pratique.

Fin de la liberté d’installation pour les infirmières. A qui le tour ensuite ?

A compter d’aujourd’hui il n’est plus possible à un(e) infirmier(e) libéral(e) de s’installer n’importe où en France.

Suite à l’accord signé en septembre dernier par leurs syndicats « représentatifs » et en contre-partie d’une revalorisation de 5,3% de leurs tarifs et de quelques aides « incitatives » à l’installation (3000 euros maxi!) en zône « sous-dotée », c’en est donc fini de la liberté d’installation.

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